Une pêche mémérable! De la gauche vers la droite: ouanniche 24″, 5 1/4 lbs, ouananiche 22″, 4 1/4 lbs, arc-en-ciel 24 3/4″, 5 3/4 lbs, ouananiche 20″, 3 1/4 lbs, arc-en-ciel 26 3/4″, 6 lbs et petite ouananche légale pour mettre en valeur les grosses! 😉 5 autres ouananiches entre 18 et 20″ on vu le fond du filet sans compter celles échappées.

Depuis mon arrivé au Lac Memphrémagog le 7 juin, on ne peut pas dire que ce fut le Klondike.  Pour être bien franc, c’était assez décevant. Au mieux nous avions fait des pêches que je pourrais qualifier de correcte mais il y a eu aussi une ou deux journée très décevantes. Il y a bel et bien eu deux journées où les pêcheurs ont vécu une certaine frénésie mais on parlait de pêche de quantité plutôt que de qualité, que j’ai manqué car je n’étais pas sur l’eau…. Mis à part deux ou trois poissons trophées que j’ai vu passé sur Facebook, ce fût assez ordinaire en juin jusqu’à maintenant. Disons qu’on est loin des pêches habituelles à ce temps-ci de l’année pour la ouananiche et la truite arc-en-ciel.

De mon côté, c’est ouananiche à la vie à la mort et mes clients en sont avertis. Juin, c’est mon mois  pour la wawa et arc-en-ciel et si on me demande pour la grise, c’est en juillet et août que j’en fais. Alors il n’est pas question que je tombe dans les excuses parce que la pêche est plus difficile et que je n’ai pas les résultats escomptés. Et c’est clair que je ne me rabattrai pas sur la truite grise parce que c’est plus facile.

Oui c’est vrai, le printemps particulier que nous avons connu avec beaucoup de pluie et peu de soleil, a fait en sorte de garder l’eau du lac beaucoup plus fraîche qu’à l’habitude. Ces conditions ont aussi teinté l’eau parfois au point d’avoir à adapter notre présentation en conséquence. En plus de ça, le poisson est très difficile à cerner. Certaines journées où la pression de pêche est forte, l’on se doit de pêcher  avec des mouches, d’autres jours l’on se doit de profiter du surplus de vibrations et des éclats des petits leurres Yo-Zuri pour tirer son épingle du jeu.  Pour en rajouter, il y a aussi les jours où il faut absolument mettre un attracteur devant notre leurre pour avoir du succès et ce, sans compter le fait qu’on se doit de couvrir efficacement le premier 25 pieds pour être certain de son affaire. En résumé, il n’y a pas vraiment de « pattern » et à chaque jour, ce processus de vouloir trouver ce que nos petites torpilles argentées veulent est à refaire. C’est un vrai casse-tête pour un guide de pêche et comme on dit en bon Québécois : «Il y en aura pas de facile! ».

Néanmoins, je ne suis pas le genre à me décourager facilement. J’ai la tête dure et je savais bien qu’à un moment ou l’autre, qu’avec le coup de chaleur des derniers jours et le réchauffement de l’eau, que les choses finiraient bien par se replacer. Je savais qu’à persévérer je découvrirais une façon de m’adapter et aussi, que je finirais bien par tomber sur une journée où le « fish »est à « On ». Je parle ici du genre de journée mémorable où le poisson est actif, en pleine frénésie et que mes clients n’ont pas le temps d’en revenir de leur dernière poussée d’adrénaline qu’il y a un autre poisson sur les lignes. Cette journée-là, c’était hier!  😉

Avec un début de journée où nous avion l’impression d’être entouré de piranhas tellement la perchaude était en feu,  ça s’annonçait bien car on avait la preuve hors de tout doute que le poisson était actif. Ce n’était qu’une question de temps avant que les salmonidés se mettent de la partie. Et ce fût tout un départ avec le plus gros poisson de la journée : une arc-en-ciel trophée de 26 3/4″ qui a fait osciller la balance à 6 livres. C’est un Yo-Zuri Pin’s Minnow gold sur une ligne en surface qui a déjoué ce trophée. Par la suite, ce fût au tour des grosses ouananiches de se mette de la partie. Nous avons fini la journée avec  une autre grosse truite arc-en-ciel de 24 ¾, 5 ¾ de livres attrapée sur la canne à mouche St-Croix montée sur une soie intermédiaire de la compagnie Scientific Angler. Cette fois-ci,  c’est un streamer confectionné par Charles Giguère qui a déjoué cette truite. Je peux vous dire qu’elle a fait du bien cette journée -là!

La morale de l’histoire est que si je m’étais retourné vers  la truite grise en me disant qu’il n’y avait que la perchaude qui mordait et qu’encore une fois la wawa et arc-en-ciel me faisait la vie dure, moi et mes clients aurions manqué la période d’activité des ouananiches et arc-en-ciel quand elles se sont activées. Nous serions donc passé à côté de ce qui est et sera peut-être ma meilleure pêche  sur le lac Memphrémagog cette année. Alors avant d’abandonner, pensez-y à deux fois : vous êtes peut-être sur le point de manqué le meilleur de ce que votre lac peut vous offrir. Il s’agit parfois que d’un simple ajustement au niveau de l’approche ou peut-être faut-il juste essayer un nouveau secteur?

Concernant cette fameuse adaptation, plus de la moitié de nos poissons ont été attrapé d’une façon plutôt inusité. Même que c’était tellement bizarre d’attraper des poissons de qualité et en quantité de cette façon, que le simple fait de vous le partager m’exposerait probablement à me faire  traité de charlatan tellement c’était n’importe quoi cette technique-là. Dieux merci, j’étais dans un secteur où il n’y avait pratiquement personne. Je pourrai donc en profiter encore un peu avant qu’on découvre mon stratagème. Ce qui est sûre, c’est que je vais réessayer ça dès aujourd’hui!

À suivre!

 

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